Les biais cognitifs

Couverture du livre Le Pigeon t’explique Les biais cognitifs.
Idées, Psychologie & Philosophie

Les biais cognitifs

Ancrage, confirmation, disponibilité, cadrage, Dunning-Kruger et autres raccourcis du jugement : comprendre ce qu’est réellement un biais cognitif, pourquoi nos heuristiques sont souvent utiles et pourquoi connaître leur nom ne nous rend pas miraculeusement rationnels.

Ancrage, confirmation, disponibilité, cadrage, Dunning-Kruger et autres raccourcis du jugement : comprendre ce qu’est réellement un biais cognitif, pourquoi nos heuristiques sont souvent utiles et pourquoi connaître leur nom ne nous rend pas miraculeusement rationnels.

Ce que tu vas comprendre

  • Pourquoi une erreur ponctuelle n’est pas automatiquement un biais cognitif.
  • Ce qui distingue une heuristique d’un biais.
  • Pourquoi utiliser des raccourcis peut être parfaitement rationnel lorsque le temps, l’information et les capacités de calcul sont limités.
  • Ce que signifie la rationalité limitée développée notamment par Herbert Simon.
  • Pourquoi déclarer un jugement « biaisé » exige toujours de préciser le critère ou la norme de référence.
  • Comment la représentativité peut faire confondre ressemblance et probabilité.
  • Ce qu’est un taux de base et pourquoi l’oublier peut fausser une estimation.
  • Comment la disponibilité d’un souvenir ou d’un exemple peut influencer notre perception d’un risque ou d’une fréquence.
  • Comment une première valeur peut servir d’ancre et déplacer une estimation ultérieure.
  • Pourquoi l’ancrage est un effet réel sans constituer une télécommande universelle sur les décisions.
  • Comment la formulation d’une situation peut modifier certains choix par effet de cadrage.
  • Pourquoi gain et perte sont souvent évalués par rapport à un point de référence.
  • Pourquoi la formule « une perte fait toujours deux fois plus mal qu’un gain » n’est pas une loi psychologique universelle.
  • Pourquoi chercher uniquement des éléments compatibles avec une hypothèse constitue une mauvaise manière de la tester.
  • Ce que recouvre réellement le biais de confirmation.
  • Pourquoi confiance subjective et exactitude réelle sont deux choses différentes.
  • Ce qu’est la calibration d’un jugement.
  • Ce que montre réellement l’effet Dunning-Kruger et pourquoi « les idiots ignorent qu’ils sont idiots » en est une caricature.
  • Pourquoi intuition rapide ne signifie pas automatiquement mauvaise décision.
  • Pourquoi réflexion lente ne garantit pas automatiquement une bonne réponse.
  • Pourquoi System 1 et System 2 ne sont pas deux parties anatomiques du cerveau.
  • Comment les coûts déjà engagés peuvent influencer à tort une décision concernant l’avenir.
  • Pourquoi rester avec l’option existante n’est pas toujours un biais de statu quo.
  • Comment connaître le résultat d’un événement peut réorganiser notre souvenir de ce qui semblait prévisible avant qu’il arrive.
  • Pourquoi les effets observés en laboratoire peuvent varier selon les personnes, les tâches, les cultures et les contextes.
  • Pourquoi certains biais sont mieux établis que d’autres et pourquoi taille d’effet, réplication et biais de publication comptent.
  • Pourquoi connaître le nom d’un biais ne suffit généralement pas à l’éliminer.
  • Pourquoi certaines méthodes de débiaisage améliorent davantage la structure d’une décision que la simple volonté de « penser plus rationnellement ».
  • Pourquoi repérer un biais chez quelqu’un d’autre ne prouve absolument pas qu’on en est soi-même débarrassé.

Ce que ce livre ne promet pas

Ce livre n’est pas une encyclopédie recensant des centaines de biais cognitifs et ne constitue ni un diagnostic psychologique ni un programme de développement personnel. Il n’apprend pas à manipuler les autres et ne prétend pas qu’une zone précise du cerveau serait responsable de chaque biais. Il ne présente pas davantage l’être humain comme intrinsèquement irrationnel ou la réflexion lente comme automatiquement supérieure à l’intuition. Son objectif est de comprendre quelques mécanismes de jugement bien étudiés, leurs conditions d’apparition, leurs limites expérimentales et les méthodes permettant parfois de réduire leurs effets.

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